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Naturopathie des Laurentides

Être naturopathe au Québec

  • Photo du rédacteur: Amélie Charest Dupéré
    Amélie Charest Dupéré
  • 21 mai
  • 3 min de lecture

Suite à de nombreuses discussions à ce sujet dans les dernières années, j’avais envie de partager ma perception de ce que c’est d’être naturopathe au Québec.


Être naturopathe, ce n’est pas simplement donner des vitamines. Et ce n’est certainement pas trouver une pilule miracle.

Il y a un vrai travail humain derrière cette profession.


Être naturopathe, pour moi, c’est accompagner des humains dans leur globalité.

C’est prendre le temps d’écouter une personne dans tout ce qu’elle traverse : son stress, son énergie, son sommeil, ses hormones, sa digestion, son mode de vie, son histoire, ses émotions, ses habitudes et ses limites.


C’est une approche qui mise sur la prévention, l’éducation et les habitudes de vie.

Une approche qui cherche à comprendre l’ensemble de la personne et son terrain plutôt que seulement ses symptômes.

Et je crois sincèrement que cette vision peut contribuer positivement au système de santé.

Parce qu’aider les gens à mieux dormir, mieux manger, mieux gérer leur stress, bouger davantage, comprendre leur corps et agir en amont, ça a un impact réel sur la santé et sur la prévention à long terme.


La naturopathie ne remplace pas la médecine et ça, je le répète à chacun de mes clients. Je ne remplace pas le médecin. Mon approche se veut complémentaire au travail des médecins lorsque cela est approprié.


Je rêve d’un Québec où les approches complémentaires seraient davantage intégrées, reconnues et utilisées en collaboration, dans le respect des compétences de chacun.


Mais la réalité, c’est qu’exercer la naturopathie au Québec comporte certains défis particuliers.


La naturopathie n’est actuellement pas réglementée au Québec.


Nous devons constamment faire attention à ce qu’on dit, aux mots choisis, à ce qu’on écrit et à ce qu’on partage. Comme toute profession, la naturopathie comporte des limites et des cadres à respecter.


Toutefois, la réalité particulière de la pratique au Québec demande souvent une grande prudence dans notre façon d’exercer et de communiquer, ce qui peut parfois amener une certaine insécurité.


Et malgré les années d’études, les formations continues, l’expérience clinique et tout le cœur investi dans notre travail, il arrive encore que notre profession soit peu comprise ou peu considérée.


Pourtant, derrière cette profession, il y a des gens passionnés qui passent leurs journées à écouter, soutenir, vulgariser, encourager et accompagner des humains qui veulent reprendre un certain pouvoir sur leur santé et leur qualité de vie.


Il y a des naturopathes profondément éthiques, prudents et conscients de leurs limites.

Des professionnels qui travaillent en complémentarité, qui réfèrent lorsque nécessaire, et qui souhaitent contribuer autrement au mieux-être des gens.


Je ne crois pas que tout soit parfait dans notre domaine.

Comme dans tous les milieux, il y a des nuances, des dérives parfois, et des choses à améliorer.

Mais je crois aussi qu’il y a énormément de beauté dans cette profession.


La beauté de prendre le temps.


La beauté de voir l’humain dans son ensemble.


La beauté de prévenir plutôt que seulement réparer.


La beauté d’aider quelqu’un à mieux comprendre son propre corps.


Ce serait beau, un Québec où les naturopathes se sentent en sécurité d’exercer leur profession.

Un Québec où ceux qui se sentent appelés à pratiquer la naturopathie peuvent envisager un avenir positif, viable et valorisé.


J’espère profondément qu’avec le temps, la naturopathie pourra être mieux comprise, mieux encadrée et davantage intégrée au Québec.


Parce qu’au fond, ce que la plupart d’entre nous souhaitons réellement, c’est contribuer à aider les gens à se sentir mieux, à mieux comprendre leur corps et à prendre soin de leur santé. ♡

 
 
 

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